Le Médecin de l'an 2000

Le Médecin de l'an 2000 sera, avant tout, un "Professeur de Santé"

(La profession actuelle, qui consiste à droguer, souvent avec des poisons, pour faire taire des symptômes, sous prétexte de guérir, ne sera plus qu'un souvenir, un fantôme de l'âge noir de la médecine)

par le biologiste P.V Marchesseau, père de la Naturopathie

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Ne touchez pas à l'organe malade

c'est un innocent!

La maladie locale, telle qu'elle est définie dans les manuels classiques, n'est qu'un masque qui cache la réalité morbide, profonde et générale.

Ce n'est pas le foie, le coeur ou le rein, qui est malade, c'est l'organisme tout entier (qui voit ses fonctions s'altérer par un régime de vie et un comportement incorrects ou antibiologiques).

L'organe malade, objet de toutes nos inquiétudes et de toutes nos sollicitudes médicales (!), est irresponsable; ce n'est qu'une victime. N'ajoutons pas à ses malheurs, tout le poids de nos médications malsaines!

Le diagnostic médical, établi d'après les symptômes (effets), ou d'après une "pseudo-étiologie" (peu profonde, qui s'arrête aux causes secondes) n'explique rien, et ne justifie aucune thérapeutique (sauf celle de l'urgence, qui soulage ou fait survivre, et bien qu'indispensable, reste toujours catastrophique pour l'équilibre physiologique du patient).

La répression des symptômes (maladie locale) n'est qu'une fausse guérison, quels que soient les résultats apparents (scientifiquement contrôlés au niveau des "effets" suivant la méthode expérimentale). On n'arrête pas un fleuve à son embouchure, sinon on inonde tout le pays; c'est à sa source qu'on peut le mieux intervenir.

Cette répression aveugle et systématique est, d'ailleurs un véritable "black-out" sur l'évolution du mal. Dans les profondeurs, au niveau des liquides, et des tissus qu'ils baignent, tout se poursuit. Le mal originel continue ses ravages, et prépare pour demain ses récidives, avec aggravations, ou bien des transferts morbides vers les organes "nobles ou protégés": nerfs, moelle osseuse, glandes, cellules, etc. La maladie "centripète" va succéder à la maladie "centrifuge".

Donc, dans la mesure du possible, et au nom des intérêts du patient, respectons l'organe malade. C'est un témoin, agissons thérapeutiquement pour l'aider, en normalisant les glandes fonctions et en favorisant l'élimination émonctorielle. Indirectement, nous provoquons l'auto-guérison. Et nous sommes assurés que la paix est revenue dans tout l'organisme. De l'autre manière, nous n'en savons jamais rien.

Le grand art en Naturopathie est, donc, de guérir l'organe sans y toucher, et cela en s'adressant à l'organisme tout entier.

Un paysan avait un puits où il tirait de l'eau à l'aide d'une chaîne. Périodiquement, il lui fallait changer quelques maillons de cette chaîne, et toujours au même endroit. Le forgeron y trouvait son compte, ne disait rien, et exécutait le travail, à la satisfaction du paysan. Un jour, un ingénieur en vacances, mis au courant, modifia l'angle de traction, et tout rentra dans l'ordre. Il n'y eut plus usure de la chaîne. 

Pour le corps, c'est la même chose. L'organisme s'encrasse, il faut le désencrasser périodiquement; et les organes, quels qu'ils soient, ne seront plus malades. Pour cela, il faut assécher la source des surcharges, libérer le diencéphale et ses nerfs sympathiques, et ouvrir systématiquement les quatre grands émonctoires (peau, poumons, reins et intestins avec son foie et sa vésicule biliaire).

Le mal causal est profond et général. Il est fait des déchets et résidus métaboliques (colles et cristaux), qui stagnent dans les humeurs (liquides: sang, lymphe, sérum). Cette "calamine" du moteur humain s'accumule peu à peu dans les tissus d'un organe trop exposé ou trop faible. Cet organe va supporter le poids de la marée humorale (comme les maillons dans l'histoire de la chaîne). La maladie locale est née. Mais c'est l'évidence même, elle n'a aucune importance pathologique véritable et n'autorise aucune thérapeutique! On ne baillonne pas l'innocent qui crie sous la main du bourreau; on met le bourreau hors de nuire.

La parfaite raison, dit-on, fuit toute extrémité, et veut que l'on soit sage avec modération.

Mais, malgré la logique de notre enseignement, il faut parfois admettre (face aux usures exceptionnelles) des soins locaux, à caractère antisymptomatique, voire toxique.

Dans les grandes douleurs, les débordements microbiens (sur marécage entretenu), et chaque fois que les agressions ont provoqué des lésions profondes, irréversibles, la thérapeutique allopathique, classique, ne doit pas être rejetée. Bien au contraire, elle est précieuse. Lorsque le feu menace la maison, il est sage d'appeler les pompiers. Le Naturopathe ne s'oppose jamais à l'Allopathe dans les cas où la violence de la maladie locale (résultat de négligence, d'une chute de l'auto-défense, d'une déficience héréditaire ou d'une thérapie mal ajustée) risque de mettre les jours du patient en danger. Pour qui se noie, le temps n'est pas d'apprendre à nager; c'est celui de la bouée de sauvetage!

Par contre, le Naturopathe affirme avec force que toute thérapeutique antisymptomatique (locale et toxique) est une grave faute dans la plupart des maladies purement fonctionnelles, et fonctio-lésionnelles réversibles, c'est-à-dire 80% des cas. On ne chasse pas les mouches, dans un salon, avec un canon...

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