Le deuxième cerveau

Le " Ventre "

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Le "ventre" a une place très importante dans les préoccupations quotidiennes de santé. De nombreux symptômes pourtant fréquents ne sont pas pris au sérieux : ballonnements, lenteur digestive, constipation ou transit rapide, fatigue post-prandiale, inadaptabilité au stress, faiblesse des défenses immunitaires. Le manque d'informations explique sans nul doute la banalisation de la plainte du "mal au ventre". 

L'intestin est la porte d'entrée des nutriments et des substances toxiques dans notre organisme et la frontière entre notre monde extérieur et notre monde interne. C'est le garant de notre système immunitaire en relation étroite avec le microbiote intestinal mais aussi avec un deuxième cerveau tourmenté par nos émotions. Son équilibre interfère avec l'ensemble de nos fonctions de manière directe ou indirecte : toute perturbation génère des désordres qui vont du simple déséquilibre aux pathologies chroniques ou même auto immunes. C'est le miroir des conditions de vie de l'homme : alimentation moderne, stress chronique, pollutions chimiques, électromagnétismes, psychiques.

Les troubles sont d'abord fonctionnels et évoluent lentement vers le stade lésionnel voire dégénératif : épuisement digestif, détoxication hépatique dépassée, épuisement de la fonction exocrine et endocrine du pancréas, déséquilibre de la régulation acido basique du tube digestif, retentissement dans les zones environnantes : lombo sacrée, sphère génito urinaire, dysfonctionnement de l'émonctoire poumon et des voies ORL (catarrhes, sinusites, angines etc...), manifestations cutanées à titre de dermatoses, acidose tissulaire et par voie de conséquence : déminéralisation, fatigabilité accompagnée d'état dépressif etc...

L'expression du temps des rois "Comment allez-vous?" c'est-à-dire "Comment allez-vous à la selle?" prend ici toute son importance. 

Le tractus digestif permet la transformation des aliments ingérés via des séries de dégradations dépendant étroitement des enzymes digestives, de la motricité du tube digestif mais aussi de la présence d'une population microbienne indispensable appelée aujourd'hui microbiote avec laquelle nous vivons "en symbiose". Nous sommes aussi ce que sont nos bactéries! 

Cette flore intestinale est en étroite relation avec le système immunitaire, de sorte que sans les bactéries intestinales, nous serions colonisés par n'importe quelle bactérie pathogène, la dégradation alimentaire serait perturbée, le métabolisme du cholestérol altéré, les aliments cancérigènes non dégradés en produits inoffensifs, la synthèse des vitamines B et K différentes, la maturation des lymphocytes B et T présents au  niveau de la muqueuse intestinale ralentie (importance du GALT : le tissu lymphoïde associé au tube digestif) etc...

Pour assurer la défense de l'organisme, la muqueuse intestinale dispose du microbiote mais aussi de l'effet barrière généré normalement par l'épithélium du grêle : les cellules épithéliales disposent d'un carburant spécifique : la L glutamine apportée par l'alimentation mais dont la concentration au niveau intestinal diminue lors de stress chronique. Les entérocytes, cellules les plus nombreuses disposent pour assurer leur cohésion de jonctions très serrées : les tight jonctions. Grâce à ce système, les nutriments de la lumière intestinale ou d'autres déchets alimentaires partiellement dégradés passent à travers les entérocytes et non entre les entérocytes.

A la suite de microlésions ou d'inflammations successives, ces jonctions se desserrent, la muqueuse devient poreuse et laisse passer des molécules indésirables : ces dernières se retrouvent dans le sang et entraînent des réactions inflammatoires et immunitaires. La muqueuse ne joue plus son rôle de barrière : c'est l'hyperperméabilité du grêle.

 

L'intestin, siège des défenses naturelles est donc un écosystème extrêmement complexe auquel il s'agit d'être particulièrement attentif!

Pour entretenir et restaurer ce système, la naturopathie propose des solutions : 


- Réduire ou éradiquer les surcharges alimentaires, source de toxémie

- Privilégier une alimentation la plus naturelle possible et adaptée à l'individu

- Faire pratiquer des exercices physiques et respiratoires

- Suggérer des techniques de gestion de stress en se souvenant que l'intestin contient plus de 100 millions de neurones

- Corriger les désordres énergétiques par la réflexologie plantaire

- Apporter des solutions phytothérapiques et micronutritionnelles innovantes


 

 

 

 

               

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