Candidose

Lorsque le microbiote dysfonctionne...

 

Alimentation et hygiène au quotidien 

L'importance d'une bonne immunité n'a jamais été autant d'actualité... et c'est le microbiote qui en est l'axe principal. Toutes les recommandations d'hygiène de vie telles que se laver les mains régulièrement, utiliser du gel hydroalcoolique, porter un masque... sont importantes mais ne suffisent pas.

 

Maux de ventre constipation flatulences

 

Le corps humain est équipé d'un ensemble de défenses immunitaires à travers ses différents microbiotes (buccal, cutané, urogénital...). Mais le plus important est celui des intestins, il représente 80% de notre système immunitaire! Chaque être humain possède un microbiote unique constitué de bactéries, levures, champignons et virus qui vivent en symbiose lorsque l'équilibre est maintenu...

Lorsque l'équilibre du microbiote est rompu, la dysbiose apparaît, caractérisée par une porosité intestinale et/ou une fermentation excessive (au niveau de l'estomac, de l'intestin grêle ou du côlon) et/ou une putréfaction intestinale.

Plusieurs facteurs, seuls ou combinés, notamment le stress, la peur, les émotions ou idées négatives, le gluten, le lait de vache, les mauvaises associations alimentaires, les excès de sucre, les excès alimentaires, la prise d'aliments cuits, transformés, industriels, sont à l'origine d'une dysbiose intestinale.

Les symptômes caractéristiques d'une dysbiose sont souvent synonymes d'une haleine putride, de ballonnements, de crampes abdominales, de selles non moulées, de perte de poids ou, au contraire, d'une accumulation de graisse viscérale et abdominale.

S'il s'agit d'une porosité, cela va impacter le système immunitaire (car la paroi intestinale sera altérée) et indirectement le système nerveux (agitations, anxiétés, peurs, angoisses, excès de stress, défauts de mémoire...). Une porosité s'accompagne toujours de fatigue digestive à la fin d'un repas, parfois de ballonnements, maux de ventre, troubles du transit, selles non moulées, carences, anémie, troubles du sommeil, fatigue anormale.

Une fermentation intestinale se caractérise par un reflux acide ou gastro-oesophagien, un terrain propice aux Candida albicans, de la fatigue, une envie de manger des aliments à base de farine toutes les 2 ou 3 heures, des infections fréquentes, des carences, une anémie, une défaillance du système immunitaire, des ballonnements, de la constipation souvent liée à des périodes dépressives, des gaz non odorants.

Une putréfaction excessive se caractérise toujours par des gaz malodorants. 

 

Intérêts des Métabolites Organiques Urinaires : 

La réalisation d’analyses de selles par culture ne permet souvent qu’une vue limitée de la flore intestinale. Elle n’est pas toujours suffisamment sensible pour permettre de mettre en évidence une dysbiose bactérienne et/ou fongique. 

Une alternative astucieuse consiste à repérer la présence de micro-organismes en quantité anormale (dysbiose bactérienne et/ou fongique) par l’identification de leurs métabolites dans les urines. L’idée consiste donc à repérer certaines molécules issues du métabolisme fongique ou du métabolisme bactérien.
Ces métabolites sont évacués par les micro-organismes dans la lumière intestinale, où ils font l’objet d’une absorption par la muqueuse de l’intestin grêle. S’agissant de molécules peu réactives, en principe non modifiées par les enzymes humaines, elles sont excrétées par voie urinaire.

Ce profil urinaire d’une dizaine de paramètres (dont les concentrations sont rapportées à la teneur en créatinine) est indiqué en cas d’INFECTION FROIDE, avec troubles digestifs (mais aussi cutanés et généraux) consécutifs à une dysbiose intestinale rebelle (et en particulier lorsque les coprocultures sont négatives). Il est surtout orienté vers la recherche d’une infection fongique, bactérienne ou parasitaire chronique.

 

Symptômes communs aux dysbioses (à prendre en compte si au moins une fois par semaine, depuis 6 mois), les symptômes sont classés par pôle organique :

-Estomac-Rate: Brûlures d’estomac / Herpès (buccal, cutané ou génital) / Hypersensibilité aux remèdes, produits ménagers …

-Colon-Peau: Peau sèche, rougeurs et prurit, eczéma / Selles ou gaz nauséabonds. Constipation ou diarrhée

Infections ORL fréquentes / Fatigue (physique et psychique) / Sueurs nocturnes.

-Rein-Surrénales: Chute des cheveux / Acouphènes intermittents / Dépression, baisse de la libido / Pollakiurie, infections urinaires à répétition.

-Foie-VB:Douleur dans la région du foie / Ongles fragiles.

-Cœur: Palpitations, épisodes de tachycardie / Maux de tête, insomnie.

 

 Symptômes plus particulièrement mycosiques (candida) :

-Estomac-Rate: Attirance pour le sucre, prise de poids / Rougeurs, fissures de la commissure des lèvres.

Douleurs d’estomac, résistants aux anti-acides / Douleurs fugaces des oreilles, des dents ou mâchoire.

-Colon-Peau: Démangeaison des aisselles, de l’anus / Ecoulement nasal fréquent ou nez bouché. Spasmes intestinaux parfois violents.

-Rein-Surrénales: Urines d’odeur forte, parfois moussantes ou filaments.

-Foie-VB: Irritation oculaire : Yeux secs, paupières inflammatoires. Humeur changeante, excitation (enfant).

 

Symptômes plus particulièrement bactériens (Clostridium) :

-Estomac-Rate: Poids insuffisant. Intolérance à l’alcool / Aggravation ou amélioration suite d’antibiotiques.

Brouillard intellectuel, troubles de mémoire, cherche ses mots / Maladresse, gestes imprécis, chute d’objets.

Ecchymoses, bleus spontanés / Tremblements musculaires fins (paupières ou autre).

-Colon-Peau: Fourmillements des extrémités, brûlures sous la peau / Jambes lourdes ou gonflées le soir.

Besoin d’inspirer profondément, essoufflement à l’effort.

-Rein-Surrénales: Instabilité, sensation d’être ivre / Hypersensibilité au bruit.

-Foie-VB: Douleurs musculaires ou péri-articulaires migrantes, tendinites / Crampes nocturnes ou de repos, jambes sans repos.

Flou visuel, ombres ou taches lumineuses / Hypersensibilité à la lumière.

-Cœur: Angoisses injustifiées, humeur fluctuante / Endormissement irrépressible avec sursauts, hypersomnie.

 

Les troubles digestifs constatés peuvent être consécutifs à :

–Une alimentation déséquilibrée : trop riche en sucres, conserves, carnée ou au contraire végétalienne !

–Un déficit enzymatique (génétique ou post médicamenteux) ou micronutritionnel (vitamines, oligo-éléments).

–Une inflammation chronique du grêle (intolérances alimentaires ?) ou une modification durable du pH qui favorisent l’apparition de micro-organismes pathogènes. 

 

Si durant notre rendez-vous je suspecte un déséquilibre du microbiote de la flore bactérienne et fongique, je peux vous proposer de réaliser un MOU (recherche des Métabolites Organiques Urinaires), un bilan permettant de mettre en évidence une dysbiose bactérienne et/ou fongique.

Indications les plus courantes:

Troubles digestifs chroniques (alternance diarrhée/constipation, transit alterne, flatulences, côlon irritable, douleurs digestives, inconfort digestif, lourdeurs digestives, digestions difficiles, pathologies digestives chroniques et/ou inflammatoires- M. coeliaque, RCH, Crohn), météorisme abdominal post-prandial, fringale de milieu de matinée, sensation d’être rassasier après les premières bouchées, prurit anal, déficit en Magnésium par déficit d’absorption intestinale, aigreur, pyrosis, gastralgies, ballonnement, gaz mal odorants, troubles des phanères, fatigue chronique, douleurs fribromyalgiques, résistances à l’amaigrissement...

 

Points forts du MOU: 

Outil pratique et didactique.

Visualisation de l’intensité de la dysbiose bactérienne et/ou fongique, impact sur le métabolisme glucidique et protéique, mise en évidence d’une candidose digestive.

 

 

Adieu les maux de ventre

 

 

Candida Albicans

Êtes-vous infesté par le Candida Albicans?

 

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Dès notre naissance, nous vivons continuellement dans un univers de microbes et sommes les hôtes d'une myriade d'agents microbiens avec lesquels nous entretenons chaque jour des relations dites "symbiotiques". C'est-à-dire que les millions de bactéries et de champignons qui résident dans notre nez, notre bouche et nos gencives, notre gorge, nos poumons, nos intestins... ne déclenchent chez nous aucun trouble et ne sont responsables d'aucune maladie. Ces micro-organismes font donc partie intégrante de notre vie, au même titre que la nourriture ou les innombrables produits chimiques qui nous entourent toujours plus. 

 

On a dénombré plus de 400 espèces différentes de microbes (autochtones) vivant normalement dans les intestins d'un individu sain.

La plupart d'entre eux participent à un certain nombre de processus physiologiques, comme la dégradation des pigments biliaires et la fabrication de la vitamine K. Ils freinent le développement des levures ou champignons et favorisent l'information immunitaire (par stimulation constante des capteurs immunologiques que sont les plaques de Peyer, localisées tout au long de la paroi intestinale).

Cet environnement microbien dans lequel nous baignons sans cesse nous reste indifférent tant que notre défense immunitaire est correcte. Il ne commence à poser des problèmes qu'au moment où notre résistance organique se met à décliner. La défense immunitaire est un processus englobant un ensemble de mécanismes compliqués, qui collaborent pour protéger notre organisme contre l'agression de ces microbes. L'un des mécanismes les plus importants de cette défense s'effectue grâce à la destruction des microbes par des cellules spécialisées : les globules blancs. Pour être performante, cette défense nécessite également un apport régulier d'acides aminés, de vitamines A, C, B1, B6, B12, biotine, niacinamide, acide panthoténique, ainsi qu'un équilibre minéral satisfaisant. Si un seul de ces éléments vient à manquer, la production de globules blancs peut diminuer et la défense immunitaire se trouve en défaut.

Il existe un autre système de défense qui est lié à la production de certaines protéines. Lorsque notre organisme est correctement nourri, un certain groupe de cellules blanches est capable de sécréter des protéines particulières que l'on a coutume d'appeler les anticorps. Ces substances, composées de chaînes d'acides aminés, se collent littéralement sur les microbes pour les rendre inoffensifs et permettre ensuite leur reconnaissance et leur absorption par les globules blancs. 

Il est donc essentiel de comprendre que la plupart des maladies infectieuses n'arrivent pas parce qu'un microbe déterminé se met subitement à attaquer notre organisme, mais plutôt parce qu'un moment donné, notre défense immunitaire se trouve déficiente, permettant ainsi l'intrusion d'un microbe ou le développement d'une forme microbienne. Ce déficit immunitaire est le plus souvent la conséquence directe d'une alimentation erronée qui ne fournit pas à l'organisme la quantité suffisante d'un ou de plusieurs éléments nutritionnels que j'ai cité plus haut. Ainsi, une maladie de type infectieux peut survenir lorsque les conditions intérieurs de défense immunitaire s'affaiblissent. Il existe, bien sûr, d'autres circonstances favorisant le développement d'un type de micro-organisme plutôt qu'un autre, et c'est plus particulièrement celles qui concernent le champignon dénommé Candida albicans que nous allons maintenant étudier. 

Parmi les centaines d'espèces microbiennes qui habitent normalement notre corps, il existe un champignon microscopique commun, qui est présent chez tous les individus. A l'état normal, cette levure vit en commensal sur les muqueuses de nos organes digestifs, dans notre bouche, notre estomac et nos intestins, sans y causer le moindre trouble. On ne le trouve pas sur la peau lorsque celle-ci est saine.

Mais pour diverses raisons que nous analyserons en détail lors de la consultation, le champignon peut se développer et être à l'origine d'un certain nombre de troubles. Le développement excessif du Candida albicans est effectivement tenu pour responsable d'un nombre important de symptômes, dont l'ensemble peut même constituer une véritable maladie. Les organes le plus souvent envahis sont le tractus gastro-intestinal, l'appareil génito-urinaire, le système endocrinien, le système nerveux, avec, dans tous les cas, une répercussion sur le système immunitaire. Certaines allergies sont également dues au développement du candida. 

 

Le développement du Candida albicans est le plus souvent la conséquence de l'usage répétitif d'antibiotiques.

En effet, ceux-ci détruisent la flore intestinale microbienne qui vit en symbiose avec le reste de l'organisme et empêche la multiplication excessive des levures. Lorsque l'utilisation des antibiotiques a commencé à être largement répandue, on a rapidement remarqué une recrudescence des affections par les champignons. Sans incriminer les traitements par antibiotiques, eux-mêmes dérivés de cultures d'autres champignons, nous savons que l'usage systématique de ces médicaments dans l'élevage intensif des bovins - et en particulier des veaux - est l'un des facteurs majeurs de promotion des candidoses chroniques, lié à la consommation régulière de la viande de ces animaux. En plus de l'utilisation des antibiotiques, le développement excessif du candida dans le tractus gastro-intestinal peut également être provoqué par l'usage d'autres drogues, telles que les corticoïdes, les médicaments antiulcéreux, les contraceptifs oraux, ainsi que par la carence des sucs digestifs, ou un excès de sucre dans l'alimentation.

On remarque que statistiquement, les infections par le Candida albicans touchent davantage les femmes que les hommes. A cause des conditions particulières de chaleur et d'humidité qui règnent dans le vagin, celui-ci est l'organe le plus souvent atteint. 

Mais nombreux sont également les troubles digestifs chroniques dus au développement du champignon dans le tube digestif et l'intestin. Il en résulte des agents chimiques toxiques qui sont responsables de symptômes à distance tels que: prurits anal et cutané, diarrhée chronique, constipation opiniâtre, irrégularités menstruelles, règles douloureuses, infections vésicales, fatigue, maux de tête, acné, dépression, anxiété, nervosité, prise de poids inexpliquée, colite, gastrite, oesophagite, gingivite, etc. Ces symptômes très variés sont généralement difficiles à relier à une même origine. De plus , les toxines produites par le champignon perturbent le système immunitaire, permettant ainsi son plus grand développement. 

Pour obtenir un résultat durable, il est absolument nécessaire d'associer un certain nombre de mesures qui contribueront à maintenir un développement normal des champignons dans l'organisme. Ces mesures sont détaillées lors d'une consultation. L'alimentation, les mesures hygiéniques et les thérapeutiques naturelles y tiennent une large place. On doit d'ores et déjà insister sur la nécessité de traitements longs pour venir à bout d'un déséquilibre de la flore microbienne en faveur des champignons.

Les traitements conventionnels à base d'antimycosiques de synthèse sont utiles et soignent la majeure partie de la population présentant des manifestations aiguës de la maladie, mais pas tous. De plus, sont-ils suffisants et adaptés pour traiter les récidives ainsi que le réservoir intestinal, base arrière de Candida albicans? C'est à ce niveau qu'il faut mener la mère de toutes les batailles, et cela requiert un tout autre arsenal thérapeutique.

On est au coeur de la démarche clinique, qui permettra d'utiliser à bon escient et prioritairement les outils de la micronutrition (parmi lesquels les fameux probiotiques) et de la phyto-aromathérapie, en association avec certains produits naturels, avec l'indispensable éducation nutritionnelle et avec les nécessaires améliorations des modes de vie.

Compte tenu des conséquences souvent majeures sur la santé et sur la qualité de vie, les enjeux sont considérables... Il convient d'y voir clair en matière de diagnostic et de stratégie thérapeutique, afin que vous puissiez, si le Candida albicans vous fait des misères, trouver les solutions à vos maux, emprunter le chemin de la guérison et recouvrer une pleine santé, c'est le rôle de votre Naturopathe! 

 

 

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